L’art-thérapie, présente en France depuis plusieurs décennies et mise en lumière depuis quelques années maintenant, est désormais un métier reconnu par l’Etat.

3 organismes sont donc habilités à délivrer un Certificat professionnel d’art-thérapeute. Un pas important pour ce métier de plus en plus reconnu et demandé dans les lieux de soins.

Christelle MACAIGNE, fondatrice du Cabinet d’art et d’Art-thérapie Matière 1ère, fait partie de l’INECAT, l’un des 3 organismes habilités par l’Etat. Une formation longue, associant de très nombreuses heures de cours théoriques, de nombreux ateliers expérientiels et 650h de stage pratique.

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Art-thérapeute : un métier reconnu par l’état.

Trois organismes de formation en art-thérapie ont été habilités par l’Etat à délivrer un Certificat professionnel officiel d’art-thérapeute valable dans toute la Communauté Européenne ( Document EUROPASS exprimant clairement les compétences et qualifications en Europe) à un haut niveau (Niveau II pour la France et VI pour l’Europe). À ce niveau, l’exercice d’une activité professionnelle salariée ou indépendante implique la maîtrise des fondements scientifiques de la profession, conduisant à l’autonomie dans l’exercice de cette activité.

Ces trois organismes sont :  PROFAC – INECAT – AFRATAPEM

Ce Certificat officiel d’art-thérapie est accessible en formation professionnelle en art-thérapie financée ou non par un OPCA. L’OPCA est une structure associative à gestion paritaire qui collecte les contributions financières des entreprises qui relèvent de son champ d’application dans le cadre du financement de la formation professionnelle continue des salariés des entreprises de droit privé. La formation peut aussi être prise en charge par Pôle Emploi ou certaines condition précises.

Elle est aussi accessible via la VAE. (Validation ds Acquis de l’Expérience)

Pour accéder à la VAE il convient de justifier d’au moins trois années d’activités salariées, non salariées ou bénévoles, ou au minimum 4800 heures, en rapport direct avec la certification visée et s’engager sur l’honneur à ne déposer qu’une demande par année civile pour une même certification, et trois demandes par année civile pour des diplômes ou titres différents.

Les activités exercées par le candidat doivent être en rapport direct avec la certification visée. Ce rapport est établi lorsque l’expérience correspond en partie au référentiel d’activités de la certification.

Certaines universités proposent des D.U. d’Art-thérapie qui ne sont pas des diplômes d’État.

Par ailleurs, de très nombreuses associations et une société privée (Schème) délivrent des attestations ou certificats privés non reconnus par l’Etat.

La Ligue Professionnelle d’Art-Thérapie regroupe des art-thérapeutes certifiés par l’Etat mais aussi de professionnels engagés dans la défense et la promotion de l’art-thérapie soucieux de la protéger contre les menaces de récupération sectaire ou mystico-religieuse.

Elle a pour objet :

Favoriser le tissage de liens constructifs entre les art-thérapeutes et les personnes solidaires du développement d’une art-thérapie professionnelle et rigoureuse.

– Faire respecter les droits et devoirs du métier.
– Promouvoir une pratique de l’art-thérapie respectueuse du sujet à l’abri de toute conception ésotérique.

– Promouvoir la recherche clinique et veiller à la régularité déontologique des pratiques.

– Organiser des rencontres avec les représentants de l’Etat avec pour objectif l’inscription sécurisée de la profession d’art-thérapeute dans les textes législatifs.

– Tisser des liens avec les professionnels de la santé, du champ socio-éducatif et les responsables d’institutions.

– Apporter une aide logistique et une assistance juridique concrète aux art-thérapeutes certifiés.

Définition de l’art-thérapie

L’art-thérapie est une méthode qui consiste à créer les conditions favorables au dépassement des difficultés personnelles par le biais d’une stimulation des capacités créatrices. Elle ne permet en aucun cas de poser un diagnostic et sa pratique n’est possible que sur indication médicale dans le cadre d’une prise en charge globale de la personne. Elle ne prétend pas non plus traiter une pathologie mais permet d’aider à mobiliser les forces positives chez une personne en souffrance.

Elle n’autorise aucune interprétation des productions créatives et respecte en premier lieu la liberté d’expression du sujet.

Elle ne peut pas du tout se substituer à un traitement chimiothérapeutique ou psychothérapeutique mais elle est conçue pour procurer une forme de soulagement des tensions internes, effet particulièrement positif en cas de difficultés personnelles.